16 juillet 2024

Sommet des trois Bassins forestiers tropicaux : démarrage des travaux à Brazzaville

Ouvert jeudi 26 octobre 2023 au Centre International de conférences de Kintele (banlieue de Brazzaville), le Sommet des trois Bassins forestiers tropicaux (Amazonie, Congo et Bornéo-Mékong) réunit, du 26 au 28 octobre 2023, les principaux dirigeants pour former la coalition mondiale. L’objectif principal de la rencontre, qui se tient sans les représentants d’Amazonie et d’Asie, est de mobiliser des financements pour les forêts tropicales. Ce, dans le cadre de la Décennie des Nations-Unies pour la restauration des écosystèmes. A constaté infoplusrdc.com

Il s’agit de la première coalition mondiale pour la restauration de 350 millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et aquatiques face au changement climatique.

Grosso modo, ce Sommet va établir une coalition efficiente en vue de faire face aux défis environnementaux et climatiques à l’échelle planétaire et établira une feuille de route et une stratégie commune visant à lever des fonds et à stimuler les projets d’investissement en faveur de la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité.

La promotion de la coopération scientifique et technique, le renforcement des capacités et accroissement de l’influence dans les forums multilatéraux en faveur de la défense de l’environnement figurent également parmi les objectifs spécifiques de ce forum.

La rencontre a débuté avec les experts, avant de passer vendredi au niveau ministériel et samedi à celui des chefs d’État. Selon les organisateurs, en plus de l’hôte du Sommet, Denis Sassou-Nguesso, plusieurs Présidents africains sont attendus (RDC, Kenya, Rwanda, Gabon, Togo, Guinée-Bissau, Comores…). Mais aucun chef d’État d’Amazonie ou d’Asie ne fera le déplacement, comme en 2011.

Si l’on en croit la Ministre congolaise de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo et Coordonnatrice Technique de la Commission Climat du Bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault, le Bassin du Congo demeure le gardien de la biodiversité mondiale et le poumon de la planète. « (…) 1,5 milliard de personnes vivent dans nos écosystèmes ou de nos écosystèmes, et les 8 milliards d’habitants sur cette terre ont besoin de nos écosystèmes pour y préserver la vie (…) », a-t-elle martelé.

La décennie 2021-2030 des Nations Unies et plus particulièrement le défi de Bonn qui porte sur les forêts tropicales, les tourbières et les mangroves prévoient un plan de conservation et de restauration des écosystèmes forestiers de 350 millions d’hectares sur dix ans car sans l’arrêt de la déforestation à horizon 2030, l’ambition commune de l’Accord de Paris ne sera jamais atteinte, selon les deux derniers rapports du GIEC.

Cette rencontre survient quelques semaines avant la COP28, la conférence internationale des Nations unies sur le climat, prévue à Dubai du 30 novembre au 12 décembre, avec comme point d’orgue, les énergies renouvelables et l’avenir des combustibles fossiles.

Il sied de noter que les forêts ne constituent pas seulement des habitats essentiels à la vie animale, elles sont aussi d’importants régulateurs du climat mondial et des puits de carbone qui absorbent les émissions provenant des activités humaines.

À titre de rappel, les trois bassins tropicaux représentent, à elles seules, 80% des forêts tropicales du monde et deux-tiers de la biodiversité terrestre, jouant, ainsi, un rôle essentiel de régulateur du bilan carbone.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même catégorie

Articles récents

Retour en haut