22 mai 2024

ONU FEMMES : Des entreprises lauréates du COPA (PADMPME) initiées sur le Genre et les principes d’autonomisation des femmes lors d’un Atelier

Dans le cadre du Projet de Réformes et de Dissémination des lois en faveur des femmes dans le cadre du Programme d’Appui au Développement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (PADMPME), ONU Femmes a organisé un Atelier de formation des jeunes entreprises sur les principes d’autonomisation des Femmes (Women Empowerment Principles-WEPS) les 29 et 30 novembre 2022 à Kinshasa. A constaté infoplus-rdc.com

Au menu de cette première cohorte visant les entreprises lauréates du Concours de Plans d’Affaires (COPA/PADMPME), « l’introduction au Genre »; « La prévention des VBG en milieu entrepreneurial »; « Climat des affaires et leadership féminin en RDC »; « Presentation des principes d’autonomisation des femmes (WEPS) »; « L’application des principes d’autonomisation des femmes (WEPS) »; « La Gestion Axée sur les Résultats (GAR) appliqués aux entreprises », ainsi que les Engagements et l’Evaluation.

« (…)ONU Femmes est partie prenante dans le PADMPME. Elle est responsable de la dissémination des réformes et des textes favorables aux droits de femmes (…) Aujourd’hui, nous avons parlé des VBG et EAHS. Nous avons parlé de ces questions parce que selon une étude menée par l’Institut National des Statistiques (INS), le HS est un vécu quotidien des femmes dans l’entrepreneuriat (…) Ça peut-être un frein à l’entrepreneuriat féminin. Que les gens prennent connaissance et leur responsabilité et s’employent à lutter contre ces fléaux (…) », a précisé le Chargé du Programme Lutte contre les violences faites à la Femme à ONU Femmes, Jules MULIMBI qui a décrypté « la prévention des VBG en milieu entrepreneurial ».

Et de poursuivre : « (…) Les conséquences des VBG sont multiples sur la personne : la femme va se sentir dévalorisée ; elle ne peut pas développer son potentiel, alors qu’elle a en beaucoup, ce qui peut freiner son élan sur le plan productivité, freiner son business (…) Par exemple, la femme qui a son entreprise, souhaite formaliser cela, il faudra passer dans certains services pour obtenir des documents importants, et si c’est conditionné par des HS, ça peut bloquer la femme (…) Dans l’exercice de son travail, dans le commerce transfrontalier ou autres, ces femmes soient victimes des VS, elles puissent arrêter le travail, alors que ça devrait contribuer à améliorer ses conditions de vie. Les VBG est un phénomène qui peut enrayer tous les efforts allant dans le sens du développement (…) ».

« (…) Nous avons un cadre juridique qui traite ces questions là. Le plus grand défi, c’est de pouvoir dénoncer, aller vers les institutions appropriées pour obtenir gain de cause. Nous avons des lois qui répriment ces violences (…) », a-t-il conclu en substance.

Abondant dans le même sens, le Chef de Mission du Projet PADPMPME, Ludovic ROSNERT qui a exposé sur « la Gestion Axée sur les Résultats appliqués à l’entreprise », s’est exprimé en ces termes : « (…) C’est une invitation à la rationalité à travers la GAR. Lorsqu’on gère une entreprise, il faut avoir des critères pour mesurer la performance de l’entreprise et voir si l’entreprise est sur le rail, en s’intéressant à la rentabilité, à la productivité, à la part du marché, à la motivation du personnel. Voilà un peu ce que nous avons appris aux personnes pour leur dire que quand vous gérez une entreprise; Éviter tout ce qui disperse les forces; Eviter de prendre les bénéfices pour aller à une cérémonie familiale; Eviter d’inclure dans l’entreprise des questions subjectives et familiales ; Focalisez vous sur les résultats, sur la performance de l’entreprise, sur la productivité, sur ce que vous avez pu apporter sur le rapport entre le profit et les moyens qui ont été investis à ce profit là. C’est une invitation à plus de performance à travers un tableau de bord pour mesurer comment l’entreprise évolue vers les résultats attendus, vers le profit (…) »

Pour sa part, la Chargée de Programme Autonomisation chez ONU Femmes, Arlène AGNEROH, a animé une séance focalisée sur « la présentation et l’application des principes WEBS ».

« (…) Nous avons présenté les opportunités que les principes d’autonomisation des femmes offrent auprès des PME puisque nous étions devant les bénéficiaires, les lauréats et lauréates du Programme PADMPME. La prochaine étape consiste à insuffler en eux le changement. Quand on a dû s’engager dans cette plateforme qui est le WEBS (Principes d’autonomisation des femmes), il faut respecter des principes qui font de vous un responsable, donc une entreprise responsable face à l’environnement, face au traitement donné aux femmes, au leadership des femmes (…) Ceci englobe une façon de faire, de pouvoir côtoyer aussi les grandes entreprises parce que dans cette grande plateforme, il y a des grandes entreprises de Télécom, des Banques d’ici et d’ailleurs (…) », a-t-elle souligné.

Si l’on en croit les organisateurs, sur les 50 invités, une quarantaine seulement a répondu à ce rendez-vous. Voici quelques réactions des participants à l’issue de l’Atelier :

« (…) Cet Atelier m’a particulièrement beaucoup parlé (…) Je suis très édifié de savoir que nous avons aussi un rôle à jouer dans la société, dans ce milieu où, on se perd facilement, parce qu’on croit qu’on n’a pas ce leadership (…) » (Élie, jeune dame entrepreneure).

« (…) On a beaucoup acquéri des innovations. Ça nous a beaucoup aidé. Il faut donner la valeur à la femme appelée aussi à entreprendre (…) » (Billy, jeune entrepreneur).

« (…) Cet Atelier m’a permis de m’ imprégner des principes d’autonomisation des femmes et leadership féminin. C’est bénéfique sur tous les plans. Ces connaissances acquises constituent un plus pour nous (…) » (Moza, jeune entrepreneure).

« Les lauréats de PADMPME sont en segmentation parce que certains ont eu des subventions en tant que PME et d’autres en tant qu’entrepreneur seul. Dans les entreprises, Il ya certains qui sont encore en idéalisation. Ils sont en train de transformer leurs idées en projets. Il ya des étapes. Toutes ces segmentations devraient avoir cette information normalement. Ils sont comme des agents du changement. Ils ont eu cette subvention parce qu’ils sont en train de refléter l’impulsion que le Chef de l’Etat a de pouvoir croître l’économie. Et il a compris que c’est le secteur privé qui vraiment sous-tend le développement de ce pays ». A fait savoir
la Chargée de Programme Autonomisation chez ONU Femmes.

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