17 avril 2024

Multiples plaintes des employés Congolais: Claudine NDUSI M’KEMBE éclaire la lanterne des auditeurs de TOP CONGO FM

Madame le Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, Claudine NDUSI M’KEMBE était l’invitée de «Magazine Édition Spéciale » et du «Débat» de TOP CONGO FM le lundi 9 et le mardi 10 Août 2022.

Répondant aux multiples et incessantes plaintes des employés congolais des commerces tenus par des Chinois, Indo-Pakistanais, Libanais ou sous contrat avec des agences de placement, lors de son intervention dans le ule la n’est pas allée par le dos de la cuillère. Toutes les questions sont passées au peigne fin. A constaté infoplus-rdc.com

Voici quelques extraits de l’intervention de Madame le Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale:

«(…) Avec moins de 241 Inspecteurs du Travail, un Ministre du Travail aussi intelligent soit-il, ne saurait résoudre les problèmes (…) Kinshasa n’en compte que 8 tandis qu’il y a des Provinces qui n’en ont même pas. Et non seulement qu’ils sont peu nombreux, beaucoup doivent (encore ) aller en retraite d’ici là (…)»

«(…) Avec un nombre reduit d’agents, on ne peut atteindre autant d’entreprises souhaitées. La RDC est un pays continent (…) Pour remédier à cette situation, une des actions prévues, c’est le recrutement de 2000 inspecteurs (…) Cependant, cela n’interviendra que quand tous les éléments seront mis en place. Je parle ici des dispositions financières

«(…) Nous, le Ministère de l’Emploi, avons établi un chronogramme et l’avons mis à la disposition des autres Ministères sectoriels dont le Budget. Nous attendons le financement du processus de recrutement et je vous rassure que nous y travaillons. Le Gouvernement est à pied d’oeuvre. Nous sommes en voie d’obtenir les moyens nécessaires pour une première action (…) L’autre action consistera à former les Inspecteurs. Ça prendra du temps. Cette formation ne prend pas moins de 6 mois. C’est là qu’on pourra maintenant évaluer et dire qu’ils ne font rien (…)»

«(…) Laissez-nous achever la réforme. Une réforme ça ne prend pas 1ou 2 jours (…) Aujourd’hui, nous avons la législation et tout ce qui est souhaitable sur le plan normatif. Le seul problème qui reste, c’est la possibilité de contrôler le SMIG convenu que nous devons, d’ailleurs peut-être, revoir d’ici le prochain Conseil du Travail parce que vous savez, aujourd’hui c’est 7000 FC par jour, alors qu’à l’époque c’était l’équivalent de 5 dollars par jour. Et donc tant qu’on n’aura pas donné à l’Inspection les moyens d’action, les travailleurs continueront à pleurer, moi y compris (…)

«(…) Nous ne croisons pas les bras dans l’immédiat. Ceux qui ont des plaintes, introduisent leurs dossiers que nous traitons au cas par cas, conformément à ce que prévoit la législation (…) Au moment où je vous parle, il y a plus de 2000 conflits de travail résolus au Ministère de l’Emploi. Il y a plus de 1400 entreprises déjà recadrées dans le respect des normes (…) Nous nous donnons aussi le temps de descendre sur le terrain. Et là où moi ou mes équipes descendons, des contrats sont signés par rapport au passé, des employeurs ont pris l’engagement de respecter le SMIG (…)

«(…) En définitive, je suis consciente de la situation des travailleurs congolais (…) C’est pour cela, d’ailleurs, que je mets toute mon intelligence, toute mon administration à la disposition des travailleurs congolais pour pouvoir sortir du gouffre dans lequel ils ont été plongés depuis tant d’années (…) Néanmoins, je tiens à souligner que le Ministère du Travail est comme qui dirait au milieu du village. Nous ne sommes pas là que pour régler les problèmes de travailleurs. Nous sommes là pour réguler le monde de l’emploi (…)»

À titre de rappel, lors de la 110e Conférence Internationale du Travail à Genève, Madame le Ministre avait souligné que le Gouvernement par le biais de son Ministère a fait du travail décent, notamment de la déclaration d’Abidjan, un de ses objectifs prioritaires. C’est pourquoi en novembre 2021, il a signé un mémorandum d’entente
formalisant le cadre de collaboration avec l’OIT et qui soutient la mise en œuvre de l’agenda du travail décent : «le Programme Pays Travail
Décent 2021-2024». En décembre 2021, la RDC a validé son Plan Stratégique sur la Couverture Santé Universelle. Deux programmes qui témoignent la volonté du Gouvernement et la vision partagée par
toutes les parties prenantes à placer l’Homme et l’Emploi au centre de la politique macroéconomique pour la réduction de la pauvreté, du
chômage et le sous-emploi en vue d’atteindre les ODD.

Par ailleurs, la liste des maladies professionnelles a été actualisée et les différentes mesures d’application de la loi portant sur les principes fondamentaux de la mutualité ont été validées.

On n’est pas sans savoir que le Président TSHISEKEDI s’est engagé à soutenir les efforts de l’OIT pour assurer une bonne coordination des interventions en ce moment de crise où les efforts de chaque Etat membre sont nécessaires pour réduire les dommages économiques et sociaux, sauver des vies et protéger l’emploi et le revenu.

C’est dans cette optique que l’OIT, à travers son appui et ses encouragements constants, a contribué aux avancées que
connaît la RDC.

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