19 juin 2024

Journée d’échange et de partage d’informations sur la situation des Droits de l’Homme en RDC : La CNDH-RDC lance un vibrant appel aux décideurs pour améliorer les conditions de travail des cadres et agents de cette Institution

Marquant le demarage des consultations thématiques avec tous ses partenaires tant étatiques que non étatiques sur la situation des Droits de l’Homme au pays, la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (CNDH-RDC) a organisé une Journée d’échange et de partage d’informations sur la situation des Droits de l’Homme en RDC, mercredi 05 juin 2024 dans la Salle des Conférences des Affaires Etrangères à Kinshasa. A constaté infoplusrdc.com

Un moment d’échanges auquel ont participé notamment les représentants des différentes organisations de la Société Civile. Ce, en présence des autorités politiques, administratives et militaires, ainsi que les cadres, agents et Commissaires Nationaux de la CNDH-RDC.

Au menu de cette rencontre, notons la présentation de la situation des Droits de l’Homme de la RDC: rapport synthèse et condensé de l’état des Droits de l’Homme ; La présentation des programmes spécifiques par thématique par chaque Sous-Commission ; La présentation des activités du Cabinet de la Vice-présidente de la CNDH-RDC ; La présentation du bilan de l’an 1 de la deuxième mandature de la CNDH-RDC. Suivies des échanges, débat et les Recommandations générales.

Cette occasion a, une fois de plus, permis au numéro un de la CNDH-RDC, Paul NSAPU MUKULU, de faire l’état des lieux de son Institution en fournissant un maximum d’informations sur le bilan de l’an 1 de la deuxième mandature.

Réaffirmant la farouche détermination de l’équipe qu’il conduit à s’acquitter de l’engagement pris lors de la prestation de serment, Paul NSAPU MUKULU a rappelé la promulgation de la Loi relative à la protection et à la responsabilité des défenseurs des Droits de l’Homme, par le Chef de l’État, les permettant d’opérer en toute quiétude dans le pays tout en étant devant leurs responsabilités. Notons que grâce à la promulgation de cette Loi dont le projet était soutenu par cette Institution Citoyenne, la RDC est sur la voie de devenir le cinquième Etat africain doté d’un cadre légal national protecteur des défenseurs des droits humains.

En sus, le président de la CNDH-RDC a relevé le cadre de concertation mis en place entre la CNDH-RDC et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) permettant de suivre, d’accompagner le processus électoral avec des monitorings officiels, bien consolidés à travers des différentes missions, sur les médias et des monitorings de la CNDH-RDC sur les violations des droits de l’homme liés aux élections pendant le processus électoral. Ainsi que la collaboration entre son Institution et la CENI pour lui apporter un plus dans le travail qui est fait par elle qui a le pouvoir organisationnel des élections.

Donnant des précisions sur la Mission effectuée dans l’Est du pays, le président Paul NSAPU MUKULU a souligné que celle-ci a permis d’ investiguer la situation de violations des Droits de l’Homme dans la partie Est de la RDC après les bombardements des trois sites des déplacés internes à Mugunga et aux alentours de la ville de Goma.

Le Numéro 1 de la CNDH-RDC est également revenu à la tenue de la Réunion annuelle de l’Alliance Mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (GANHNI,) le mois écoulé à Genève, en Suisse, où il a conduit la délégation de son Institution à cette rencontre, demandant à ses consoeurs Institutions Nationales des Droits de l’Homme (INDH) de s’associer aux efforts de l’État congolais de mettre un point final à la tragédie qui a trop duré dans l’Est du pays.

Non sans avoir épinglé le sujet concernant le rapport alternatif sur les droits des personnes « des groupes lesbiennes-gays-bisexuels-transgenres » (LGBTI) qui lui a été remis par le représentant de cette communauté des groupes vulnérables, qui a relevé des avancées réalisées en matière des droits de l’homme dans le pays. L’occasion faisant le larron, Paul NSAPU MUKULU a éclairé la lanterne des participants en rappelant que son Institution est un organisme technique, consultatif, indépendant, pluraliste, apolitique, chargé de la promotion et de la protection des droits de l’homme. Somme toute, la CNDH-RDC veille au respect des droits de l’homme et des mécanismes de garantie des libertés fondamentales. Dans l’accomplissement de sa mission, cette Institution d’Appui à la Démocratie n’est soumise qu’à l’autorité de la Loi.

Le Président de la CNDH-RDC a conclu son intervention en lançant un vibrant appel aux décideurs pour améliorer les conditions de travail des cadres et agents de son Institution.

Auparavant, les participants ont suivi les exposés des autres Commissaires Nationaux sur des questions bien spécifiques. En effet, la Commissaire Nationale et Coordinatrice de la Sous-Commission Permanente des Droits des Personnes vivant avec handicap et autres groupes vulnérables, Révérende Véronique Ngongo Furah, est revenue notamment sur la 14ème Session du Groupe de Travail organisée par l’Alliance Mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (GANHRI), tenue dernièrement à New-York, afin de faire accepter à l’Assemblée Générale de l’ONU la mise en place d’un instrument international juridiquement contraignant pour permettre l’amélioration de la situation des personnes âgées.

Comme de tradition, il s’en est suivi la partie interactive et le président, les Commissaires Nationaux ainsi que les autres experts se sont pliés, de bonne grâce, à cet exercice. Aux préoccupations soulevées, ils ont apporté des réponses précises pour éclairer la lanterne de l’assistance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même catégorie

Articles récents

Retour en haut