20 avril 2024

Droits de l’Homme : Faisant son travail de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Homme, la CNDH-RDC a lancé l’opération de libération des détenus

Dans le cadre de la Journée Internationale pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin dernier à travers le monde, la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (CNDH-RDC) a, par le biais de la vice-présidente Joëlle Mbamba Kona, procédé, mercredi 28 juin 2023, à la libération des détenus à la Prison Centrale de Makala, à Kinshasa. A appris infoplusrdc.com auprès de la Cellule de Communication de cette Institution Citoyenne d’Appui à la Démocratie.

Le Numéro deux de la CNDH-RDC était accompagnée, à cette cérémonie des deux Commissaires Nationaux à l’occurrence celle qui coordonne la sous-commission chargée des Droits de la Femme et de l’Enfant, Me Gisèle Kapinga Ntumba, et celui des Droits civils et politiques, Me Jean-Richard Tshibanda, ainsi que de la Secrétaire Permanente du Comité Permanent de prévention de la torture, Véronique Mwamba Omatuku, et des cadres et autres agents de la CNDH-RDC.

Cette délégation de la CNDH-RDC a été reçue, à son arrivée à la Prison Centrale de Makala, par le Directeur Adjoint de la Sécurité et de la Détention de ce Centre pénitentiaire de Kinshasa, Moïse Mafungu.

À en croire la vice-présidente de la CNDH-RDC, c’est une quarantaine de prévenus militaires et civils qui ont été libérés dans un premier temps. La procédure va se poursuivre aussi pour permettre le désengorgement des milieux carcéraux de la Capitale et des autres Provinces du pays.

« (…) La CNDH fait son travail de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Homme. Et dans le cadre de nos attributions, nous visitons entre-autres les centres pénitentiaires et de détention pour voir les conditions carcérales des détenus et faire des plaidoyers, dans la mesure du possible, pour obtenir leur libération. L’activité d’aujourd’hui s’est inscrite en marge de la date du 26 juin ou le monde entier célèbre la lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants. La CNDH n’a pas attendu que cette journée passe, elle s’est organisée pour travailler et obtenir progressivement la libération des détenus à la Prison centrale de Makala, à la Prison militaire de Ndolo et autres lieux de détention, pour ceux-là qui sont éligible à la libération (…) », a fait savoir la vice-présidente Joëlle Mbamba, à l’issue de la cérémonie de libération des quelques détenus à la Prison centrale de Makala.

La hiérarchie militaire, qui s’est aussi impliquée dans les démarches de la libération de ces prévenus, était représentée par le colonel-magistrat Joseph Malikidogo.

« (…) La hiérarchie militaire a permis la libération de 23 prévenus militaires, qui ont répondu aux critères. Prochainement, on va voir avec les condamnés. Les experts de la CNDH sont en train de travailler sur le dossier (…) », a, pour sa part, précisé cet officier supérieur.

Et d’enchaîner : « (…) Nous faisons aussi des éloges à la CNDH qui a entrepris ces démarches qui font partie du processus de désengorgement des maisons carcérales. C’est qui est une politique nationale (…) ».

Notons que c’est le colonel-magistrat Malikidogo qui a remis aux responsables de la CNDH-RDC les ordonnances de mise en liberté de ces prévenus.

Un des bénéficiaires de cette liberté a exprimé sa joie en remerciant les responsables de la CNDH-RDC

« (…) Merci beaucoup aux autorités de la CNDH, qui ont fait que nous soyons aujourd’hui libérés, que nos familles et nos femmes nous voient. Nous prenons l’engagement de ne plus récidiver dans ces comportements qui nous ont conduit d’être détenus à la Prison centrale de Makala (…), s’est-il réjoui.

La CNDH-RDC reste à l’alerte pour veiller au respect des Droits de l’Homme, et s’engage à poursuivre cette opération de libération des détenus notamment pour désengorger les milieux carcéraux dans le pays, qui ont un réel problème de surpopulation.

À titre de rappel la date du 26 juin marque le jour où, en 1987, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est entrée en vigueur. Proclamée en 1997 par les Nations Unies, la Journée Internationale pour le soutien aux victimes de la torture vise l’éradication de la torture et l’application de la Convention des Nations Unies de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Aujourd’hui, 173 États sont parties à la convention. Son application par les États parties est surveillée par un organe d’experts indépendants, le Comité contre la torture.

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