22 mai 2024

Démontrant au grand jour son soutien au génocidaire rwandais, la visite du Président Macron en RDC, loin de retenir l’attention des Congolais, est considérée par nombreux comme un échec (Revue de Presse)

Les retombées de la visite officielle du Président français en RDC, Emmanuel Macron est à la une des journaux parus lundi 6 mars 2023 en RDC. A constaté INFOPLUS-RDC.COM 

« La visite du président français Emmanuel Macron en RDC, loin de retenir l’attention des Congolais, est considérée par nombreux comme un échec, d’autant plus qu’il a démontré au grand jour son soutien au génocidaire rwandais », note « L’Avenir« , accusant le chef d’Etat français d’avoir « fait du copier-coller en conformant son discours avec la ligne de défense de Kagame, qui charge les autorités congolaises lorsqu’il affirme que chacun aurait sa part de responsabilité ».

Le journal soutient que le drame congolais est de la responsabilité sans équivoque d’abord de la France et Kagame  en suite :

« Macron oublie vite que le drame congolais tire son origine de l’opération (française) dite Turquoise, qui avait permis à plus de 2 millions des Rwandais d’entrer en Rdc fuyant la guerre provoquée par Kagame et ses amis en provenance de l’Ouganda ».

En effet, explique « Congo Nouveau », « le locataire de l’Elysée n’a pas prononcé un seul mot ou une seule phrase pour condamner le Rwanda par rapport au soutien matériel et humain qu’il apporte au mouvement terroriste dit M23 ».

Dans ces conditions, suggère le tabloïd, Félix TSHISEKEDI n’a d’autre choix que se tourner vers ses compatriotes pour mettre en place une vraie « Union Sacrée » afin de faire face à ce qui ressemble à un complot contre la RDC.

Samedi à Kinshasa, le public a eu droit à une conférence de presse mouvementée entre le Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, et son homologue français, Emmanuel Macron, rapporte « EcoNews » :

« Le code diplomatique qui caractérise ce genre de rencontres n’a pas été au rendez-vous. Bien au contraire. Les deux Chefs d’Etat se sont rendus coup pour coup, sans quelque fois porter des gants. La bataille a été rude. Kinshasa et Paris se sont dit des vérités en face, jusqu’à celles qui fâchent ».

A propos de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Ministre honoraire Clément Kanku Bukasu, cité par « La Prospérité », demande à Emmanuel Macron « d’user de ses relations privilégiées avec le Président Paul Kagame du Rwanda pour lui demander de retirer simplement ses troupes de notre pays et d’arrêter de massacrer notre peuple ».

« Si la France, ce grand défenseur des Droits de l’Homme et des valeurs démocratiques pour un monde libre, n’a pas hésité à condamner la Russie et à soutenir militairement l’Ukraine, sa position ambiguë dans la guerre d’agression du Rwanda contre le Congo continue à étonner le Congolais malgré les différents rapports des Nations-Unies unies et autres sur l’implication directe des troupes rwandaises dans cette guerre », précise-t-il.

Le journal dit cependant avoir noté quelque chose de positif : Avant Macron, le Pape François, en séjour début février à Kinshasa, avait déjà ouvert le bal en appelant le monde à « retirer ses mains de la RDC », le Président français a complété la partition en faisant remarquer que la RDC «ne doit pas être un butin de guerre. Le pillage à ciel ouvert (du pays) doit cesser. Ni pillage, ni balkanisation, ni guerre !».

Il a ouvertement plaidé pour une synergie d’efforts à l’international afin d’amorcer la désescalade en faveur de la paix tout en exhortant l’Union Africaine, l’Union Européenne, les organisations sous régionales, les pays de la région, ainsi que les Nations-Unies à s’impliquer davantage dans la dynamique de paix dans l’Est de la RDC, renchérit « Le Potentiel ».

Emmanuel Macron reste optimiste sur le nouveau plan de paix régional assorti d’un nouveau calendrier de sortie de crise, validé lors du Sommet de l’Union Africaine à la mi-février. « Ceux qui s’en éloigneront auront une responsabilité écrasante et s’exposeront à la sanction de l’histoire », a-t-il averti, faisant notamment allusion au cessez-le-feu du 7 mars 2023 auquel les parties prenantes ont adhéré.

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