4 mars 2024

Cadre de concertation CENI- partis et regroupements politiques : le président Denis KADIMA KAZADI exhorte les candidats aux prochains scrutins à compter sur leur électorat en se mettant au service de la population

La salle de conférences internationales des Affaires Étrangères à Kinshasa a servi de cadre à une rencontre de concertation organisée par la CENI avec les mandataires des partis et regroupements politiques. A constaté infoplusrdc.com

Des moments d’échanges et de partage auxquels ont pris part les membres du bureau et de l’assemblée plénière de la CENI ainsi que les représentants des organisations partenaires notamment le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) et Fondation Internationale des Systèmes Électoraux (IFES).

D’entrée de jeu, dans le souci de rafraîchir la mémoire des participants à ce cadre de concertation, le numéro un de la Centrale Électorale a rappelé les faits saillants ayant marqué son parcours en adressant ses vifs remerciements aux partis politiques pour le rôle joué dans la mobilisation des électeurs pour leur enrôlement.

« (…) le processus électoral devant conduire aux scrutins de décembre 2023 est à une phase importante. Les candidats indépendants, les partis et regroupements politiques sont appelés à soumettre leurs candidatures selon les prescrits de la loi et les procédures de la CENI. Pour ce faire, il est important pour la CENI que tous les compétiteurs aient le même niveau d’information et qu’il ne puisse avoir aucun traitement de faveur. En effet, le management de la CENI, dès son installation, a tenu à se doter d’un plan stratégique. Cet instrument majeur de gouvernance a inscrit parmi ses priorités l’amélioration de la participation de toutes les parties prenantes principalement les partis politiques, à travers notamment l’organisation des cadres de concertation. Raison pour laquelle, je profite de cette tribune pour rappeler le parcours déjà accompli par la Centrale électorale. En un temps record, la CENI a pu présenter sa feuille de route assortie aussi de possibles risques. Elle a procédé à l’actualisation de la cartographie des centres d’inscription. Elle a rendu public le calendrier électoral, et a pu acquérir près de 30 000 kits pour l’identification et l’enrôlement des électeurs qui, du reste, on ne le souligne pas assez souvent, s’est déroulé seulement en 4 mois. Pour cette opération majeure, la CENI a introduit quelques innovations telles que l’application du pré-enregistrement des électeurs, la capture de dix empreintes et de l’iris. Nous avons réussi à enregistrer près de 44 millions des Congolais fortement mobilisés par toutes les parties prenantes notamment les acteurs politiques qui ont bien compris toute son importance. Je les remercie car leur rôle a été très remarquable dans la mobilisation de l’électorat (…) », a souligné le Président de la CENI, Denis KADIMA KAZADI.

Indiquant que l’institution qu’il dirige qui s’en tient à son calendrier appliquera le principe d’inclusivité absolue écartant tout favoritisme ou traitement de faveur.

« (…) la CENI a procédé aussi à l’audit interne et externe de son fichier électoral qui a conduit à des recommandations pertinentes qu’elle compte bien mettre en œuvre et le rapport de l’audit a été publié ce matin. Enfin la CENI a pu préparer l’avant-projet de loi sur la répartition des sièges adopté par les deux Chambres du Parlement et la promulgation par le chef de l’Etat est intervenue hier soir. Je saisis cette occasion pour remercier les autorités pour la diligence dont elles ont fait montre et tout cela permet aujourd’hui à la CENI de tenir ses objectifs dans les délais. Nous avons toujours dit que le ‘’glissement’’ n’était pas une option pour nous, c’est l’occasion de le réaffirmer en dépit de tout ce qu’il y a comme difficultés, cette équipe ne ménagera aucun effort pour que les élections aient lieu selon le calendrier. Et conformément à ce calendrier, la CENI compte convoquer l’électorat dès le 25 juin et démarrer la réception et le traitement des candidatures à partir du 26 juin 2023. J’aimerai rappeler à nouveau que la CENI appliquera le principe d’inclusivité absolue. Autant que cela dépende de la Centrale électorale, aucun candidat qui remplit toutes les conditions requises par les lois et règlements en vigueur dans notre pays ne sera écarté de ce processus. Au nom de notre Centrale électorale, j’aimerais rassurer tout le monde que la CENI s’est engagée à travailler dans la transparence, malgré ces efforts déployés, il y a des segments de notre communauté qui refusent carrément de voir ce qu’il y a et qui considèrent notre travail de façon sélective et nous n’allons pas nous décourager. Car la transparence est un principe que nous avons adopté depuis que nous avons pris les rênes de cette institution en mettant en place un plan stratégique et nous y tenons fermement. Et notre indépendance est à ce prix (…) »

Somme toute, Denis KADIMA KAZADI a mis en avant la détermination de la CENI à accomplir le devoir de sa charge en organisant des élections de qualité, tenant compte des faiblesses constatées, tout en consolidant ce qui s’est fait le mieux lors des cycles précédents.

« (…) vous avez pu remarquer, à l’occasion de l’audit externe, que des forces sociales tentaient visiblement de récupérer notre indépendance, et nous n’avons pas permis cela. Vous avez vu que les chiffres que nous avons publiés sur la répartition des sièges sont corrects et ont été compilés en toute honnêteté. D’aucuns ont crié au scandale arguant que certaines provinces ont été favorisées au détriment d’autres. Aujourd’hui, tout le monde a pu constater que cette équipe travaille avec intégrité. Ce que nous avons identifié comme siège par province, par territoire jusqu’au niveau local, c’est plausible, crédible et fiable. Ce sont des signes qui ne devront pas tromper. Vous avez en face de vous une équipe qui est déterminée à tirer les leçons de faiblesse du passé, à consolider ce qui a été bien fait. Ayons seulement la solidarité et l’honnêteté intellectuelle de reconnaître les choses qui sont bien faites parce que nous allons continuer à bien faire les choses. Les candidats qui auront bien travaillé en termes de campagne ont beaucoup plus de chance d’être élus par leurs électeurs et la CENI ne changera pas ces résultats-là. Ceux qui auront gagné seront déclarés comme tel et les perdants également ainsi ils devront se préparer pour 2028 « (…), a-t-il mentionné.

Avant d’ajouter : « (…) les élections auront lieu à la date prévue, c’est le 20 décembre 2023, elles seront inclusives, transparentes et crédibles et nous vous donnons notre parole. Nous comprenons que parmi nos leaders politiques, il y en a qui sont traumatisés par certaines expériences passées, j’aimerai les rassurer que cette équipe s’est mise au travail avec détermination, vous aurez des élections de qualité. Apprenons à développer une nouvelle culture celle qui consiste à compter sur l’électorat, à être au service de la population. Ça ne sert à rien à compter sur les membres de la Commission pour demander une quelconque faveur, nous allons traiter tout le monde de façon égale. Je lance un ultime appel à ceux qui continuent à hésiter à s’investir dans la voie des élections (…) ».

Auparavant, le Directeur Juridique, Eddy Kisile et le Directeur de Cabinet Adjoint en charge des questions juridiques, Dave Banza, ont exposé tour à tour, sur le cadre légal des dossiers de candidature en explicitant les dispositions et conditionnalites y afférentes.

Pour sa part, le Secrétaire Exécutif National, Thotho Totokani Mabiku, est revenu sur les grandes dates qui nous séparent de prochains scrutins de décembre 2023, avant que le Directeur des opérations, Joseph Senda, n’apporte des précisions sur les procédures de dépôt de candidature.

Il sied de noter que la Centrale Électorale a prévu ce samedi un autre cadre de concertation avec les organisations de la Société Civile toujours à Kinshasa.

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