16 juillet 2024

Zéro violation des droits des femmes à l’horizon 2050 : toutes les femmes et les jeunes filles doivent jouir pleinement de leurs droits fondamentaux au même titre que les autres citoyens (Paul NSAPU MUKULU)

La grande salle des conférences de la MONUSCO à Kinshasa a vibré, vendredi 29 septembre 2023, au rythme de la campagne de sensibilisation des femmes et jeunes filles à leurs droits en République Démocratique du Congo (RDC). A appris infoplusrdc.com de la Cellule de Communication cette Institution d’Appui à la Démocratie.

Lors de sa prise de parole au cours de cette rencontre, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (CNDH-RDC), Paul NSAPU MUKULU a révélé que parmi les principes qui sont à la base des droits de l’homme figurent aussi l’égalité et de non-discriminatoire. À l’en croire, il est donc clair qu’en vertu du droit international des droits de l’homme, et du droit de l’homme, toutes les femmes, jeunes filles y comprises doivent jouir pleinement de leurs droits fondamentaux au même titre que les autres citoyens.

« (…) Force est de constater que les femmes restent victimes des violations graves des droits de l’homme en raison des us et coutumes rétrogrades, des attitudes et pratiques qui reposent sur des idées préconçues de la supériorité ou de l’infériorité en fonction du sexe d’une personne, qui se traduit par l’adage: la femme est un être faible (…) », a-t-il renseigné.

Non sans faire allusion aux instruments internationaux et régionaux qui reconnaissent les droits de la femme. Il s’agit notamment de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique.

« (…) En RDC, le nouveau code de la famille révisé en 2016, apporte des avancées significatives sur le plan de l’égalité entre l’homme et la femme dans le domaine de la vie sociale. Je cite les articles 444, 445, 448, 451, etc (…) », a mentionné le numéro un de la CNDH-RDC.

Pour Paul NSAPU MUKULU, le respect de la femme est un droit dont on ne peut lui priver. « La femme mérite honneur et respect, parce qu’elle est un être humain d’abord. Dans ce contexte lié au respect de la race humaine, la parité vaut son pesant d’or », a-t-il souligné.

Et d’épiloguer : « (…) Le vœu de la CNDH-RDC qui milite pour la promotion et la protection des droits de la femme est de voir ce forum examiner notamment comment l’ODD 5 peut être mis en œuvre par l’État congolais pour garantir les droits des femmes et des jeunes filles, comprendre et identifier les lacunes et les obstacles dans la mise en œuvre des droits reconnus aux femmes et aux jeunes filles par les instruments internationaux, régionaux et nationaux (…) ».

Notons que cette campagne est une initiative de la Fondation Chris Ngal en collaboration avec la section Genre de la Monusco (Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo), la société civile, ainsi que cette institution d’appui à la démocratie qui est la CNDH-RDC dans le cadre du projet « Zéro violation des droits des femmes à l’horizon 2050 », qui va s’étendre dans des écoles, des universités, des centres des femmes pour former un « réseau des femmes et jeunes filles défenseures de leurs droits ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même catégorie

Articles récents

Retour en haut