23 juillet 2024

Quadruples scrutins du 20 décembre 2023 : « Le processus électoral est transparent et les résultats qui en découlent,reflètent réellement les suffrages exprimés par la population congolaise » (Denis KADIMA)

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) Denis KADIMA, a, lors d’un entretien vendredi et samedi avec la presse accréditée au Centre Bosolo à Kinshasa, confirmé pour ce dimanche 31 décembre 2023, la publication des Résultats complets provisoires de la Présidentielle du 20 décembre dernier. A constaté infoplusrdc.com

Notons que les Résultats partiels de toutes les circonscriptions livrées depuis le premier jour jusqu’à ce samedi, 30 décembre 2023 par la CENI donnent Félix TSHISEKEDI, largement vainqueur avec 12.848.573 voix obtenues sur 17.835. 571 des suffrages exprimés, soit 72,04%. Moïse KATUMBI, 2ème avec 3 375 220 voix, soit 18.92%. Martin FAYULU, 3ème avec 979 376 voix, soit 5.49%.

« (…) Si vous lisez la loi électorale à partir de l’article 67 bis jusque 74 ,79 et tout, vous allez voir que la loi nous encourage à utiliser le moyen le plus rapide pour acheminer les résultats. La même loi nous demande aussi de suivre la procédure des CLCR ( centres locaux de compilation des résultats) donc c’est complémentaire mais à la fin qu’est-ce-qui est important quand on publie les résultats ? Ce que les résultats reflètent la volonté de l’électorat et comment vous savez que ça reflètent la volonté de l’électorat, il y a plusieurs niveaux, la première étape c’est que vous devez voir si ceux qui s’opposent à ces résultats là, est ce qu’ils ont des PV qui montrent que ce que la CENI a projeté est faux, c’est le point de départ. Ça , ils n’ont pas prouvé ça mais ils demandent l’annulation. Quand quelqu’un demande l’annulation sans même chercher à vérifier, à comparer ses chiffres à ceux de la CENI, vous devez déjà comprendre que cette personne-là a perdu. Parce que moi si j’ai gagné, je vais vous montrer mes preuves, personne n’a brandi les preuves » a fait savoir le président de la Centrale Électorale, Dénis KADIMA.

Et d’enchaîner : « (…) Deuxième chose, nous allons publier les résultats par bureau de vote, c’est une occasion pour ces personnes là de venir voir si la Commission Électorale Nationale Indépendante a manipulé les résultats,moi je pense que c’est le plus important, nous sommes dans un pays où les gens n’ont pas toujours eu la chance de voir un processus transparent. Cette CENI vous donne toute la transparence c’est pourquoi nous avons établi ce Centre Bosolo, c’est pour que les gens puissent voir de leurs propres yeux et quand nous aurons fini, nous allons publier les résultats sur notre site web. Prenez vos résultats, vous les journalistes, les témoins des partis politiques, les observateurs, vérifiez et si vous suivez les déclarations des missions d’observation,toutes les missions internationales comme nationales,tout le monde converge dans la même direction pour reconnaître en effet le processus est crédible (…) ».

Exprimant sa satisfaction sur le déroulement de ces élections inclusives, transparentes et apaisées comparablement à toutes les précédentes, en commençant par celles de 2006, Denis KADIMA s’est exprimé en ces termes :

« (…) Comme tous les autres rapports, de l’Union africaine, du Centre Carter et même de la SADC, je pense que nous sommes assez justifiés. Nous avons promis les élections inclusives, apaisées et transparentes, je pense qu’il y a jamais eu des élections aussi paisibles que celles que nous avons vécues depuis 2006. Ce sont des élections que nous avons eues les plus paisibles (…) C’est une conclusion qu’ils trouvent logique. Quand on voit qu’on ne peut plus rattraper celui qui est devant, on concède la défaite”, a réagi le président de la CENI, au sujet des nombreux messages de félicitations des candidats adressés à Félix TSHISEKEDI (…) Nous n’avons jamais aspiré à gérer un processus qui ne rencontre aucune difficulté. Ce qui compte ce n’est pas d’avoir des difficultés. C’est qui compte c’est ce que vous faites face aux difficultés. Je pense que la CENI a mis tout en oeuvre pour des opérations électorales inclusives. Quand vous observez les différents cycles électoraux, vous allez vous rendre compte que depuis 2006 jusqu’à ce jour, nous n’avons jamais eu un tel niveau d’inclusion (…) », a-t-il argumenté.

Et de se féliciter de la transparence et du caractère apaisé de ces scrutins, avec des résultats qui reflètent le choix du peuple congolais.

« (…) Observez le caractère apaisé de ces élections, c’est du jamais vu. Dans ce pays le jour des élections, les gens se terrent à la maison. Mais les gens circulent parce qu’ils savent que les résultats que nous sommes en train de publier reflètent leurs choix. Il y a des signaux qui ne trompent pas. Peut-être que vous n’êtes pas en train de vous rendre compte que vous êtes à moment historique où les congolais vont commencer à avoir des élections civilisées”, a-t-il affirmé, avant de

Sur la publication du Rapport préliminaire de la Mission d’Observation Électorale des églises catholiques (CENCO) et protestantes (ECC), le numéro un de la Centrale Électorale a été on ne peut plus clair en saluant la convergence de vues de différentes missions d’observation électorale :

« (…) Même la mission de la CENCO. Parce que les gens attendaient que la CENCO aille dans le sens opposé de la CENI tel n’a pas été le cas. Ça doit vous rassurer. Et je vous dis que c’est toutes les missions qui ont abondé dans le même sens. Et moi je pense qu’en tant que pays nous devons être fiers de l’étape que nous venons de franchir. C’est une étape très importante où il y a une convergence de vues. Et les gens sentent que ce qu’ils font c’est la volonté du peuple (…) », a-t-il rassuré.

Quant à la question des problèmes opérationnels, le président de la CENI a éclairé la lanterne des hommes et femmes des médias :

« (…) Les problèmes d’ordre opérationnel sont des difficultés, mais ce qui compte ce n’est pas d’avoir les difficultés mais plutôt ce que vous faites face aux difficultés »,.

« (…) Quand nous rencontrons des problèmes opérationnels, ce sont certes des difficultés, mais nous n’avons jamais aspiré à gérer un processus ou une rencontre sans la moindre difficulté. Ce qui importe, ce n’est pas le fait de rencontrer des difficultés, mais comment nous y faisons face. Je pense que la Commission Électorale Nationale Indépendante a déployé tous les efforts nécessaires. Si je peux aller au-delà de votre question, en observant nos différents cycles électoraux depuis 2006 à ce jour, vous remarquerez que nous n’avons jamais atteint un tel niveau d’inclusion. Même ceux qui craignaient de ne pas être candidats ont été acceptés. 100 000 candidats, cela n’a jamais été vu (…) ».

Outre l’inclusivité, Denis KADIMA a souligné l’aspect de la transparence dans le processus électoral. Non sans évoquer les accréditations pour l’observation à long terme, à court terme, la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, ainsi que la mise en place du Centre Bosolo.

« (…) Observez le caractère apaisé de ces élections ici, c’est sans précédent ! Habituellement, le jour des élections, les gens restent chez eux, mais aujourd’hui, ils circulent. Ils circulent parce qu’ils savent que les résultats que nous publions reflètent leur choix. Il y a des signes évidents. Vous êtes à un moment historique où les Congolais vont commencer à vivre des élections civilisées. Nous sommes là, je n’ai pas peur d’être avec vous. Vous constatez qu’il n’y a pas l’armée, ni des chars de combat. Vous devez comprendre que nous avons progressé », s’est félicité le numéro un de la Centrale Électorale.

Et de poursuivre : « (…) Nous sommes à un moment historique où les congolais vivent les élections civilisées. Je regrette que les journalistes s’appesantissent sur certaines déclarations médiatiques sans preuves. Je suis fier de cette étape importante que nous venons de franchir. Car les résultats reflètent la volonté de l’électorat. La Ceni publié les résultats par bureau de vote, si elle a manipulé les résultats comme pensent certaines personnes, elles n’ont qu’à mené des preuves (…) »

Avant d’énumérer plusieurs éléments qui prouvent la véracité de ces résultats partiels :

« (…) La première étape c’est que vous devez voir si ceux qui s’opposent à ces résultats, est ce qu’ils ont des PV qui montrent que ce que la CENI a montré est faux, c’est le point de départ. Ils n’ont pas prouvé cela, mais ils demandent l’annulation. Quand quelqu’un demande l’annulation sans même chercher à vérifier, à comparer ses chiffres à ceux de la CENI, vous devez déjà comprendre que cette personne-là a perdu. Parce que moi si j’ai réussi je vais vous montrer mes preuves, personne n’a brandi les preuves (…) Ces résultats sont publiés par bureau de vote en vue de dissiper tout malentendu et mettre tout le monde d’accord (…) A travers l’établissement du Centre Bosolo, la CENI a voulu que les gens eux-mêmes suivent l’évolution de publication des résultats de ces scrutins (…) Si vous suivez les déclarations de Missions d’observation internationales comme nationales, tout le monde converge que ce processus est crédible malgré quelques irrégularités (…) »

Et de conclure : « (…) Nous n’avons jamais aspiré à gérer un processus qui ne rencontre aucune difficulté. Ce qui compte ce n’est pas d’avoir des difficultés. C’est qui compte c’est ce que vous faites face aux difficultés. Je pense que la CENI a mis tout en oeuvre pour des opérations électorales inclusives. Quand vous observez les différents cycles électoraux, vous allez vous rendre compte que depuis 2006 jusqu’à ce jour, nous n’avons jamais eu un tel niveau d’inclusion », a déclaré le président de la centrale électorale à Kinshasa en marge de la publication partielle des résultats de la présidentielle »

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