16 juillet 2024

Publication du rapport du cycle électoral 2019-2023 de la MOE CENCO-ECC : « La CENI pense avoir accompli sa mission qui a notamment abouti à l’installation des institutions. Persuadée que si le pays s’y prend à temps avec des réformes visant l’amélioration du processus et non pas l’acquisition ou la conservation du pouvoir, la RDC connaîtra des meilleures élections en 2028 », Didi MANARA LINGA, 2e Vice-Président de la CENI)

Le 2e Vice-Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Didi MANARA LINGA, a représenté le numéro un de l’institution, Denis KADIMA KAZADI, à la cérémonie de la publication du rapport du cycle électoral 2019-2023 de la Mission conjointe d’observation électorale de la Conférence épiscopale nationale du Congo-Église du Christ du Congo (MOE CENCO-ECC) lundi 17 juin 2024 dans la salle de conférence du Centre interdiocésain. A appris infoplusrdc.com de la Cellule de Communication de la Centrale Électorale.

Ce rapport, qui a été transmis au préalable à la hiérarchie de la CENI, jeudi 13 juin 2024, fait état des opérations électorales au regard du contexte ayant prévalu avant et pendant la mise en œuvre des activités de la Centrale électorale.

Le contenu livré par le Révérend Eric NSENGA, Secrétaire général de l’ECC, retrace les contours des opérations d’identification et enrôlement des électeurs aux jours de différents scrutins directs et indirects en passant par la campagne électorale avant d’aboutir aux contentieux qui en ont découlé.

Le 2e Vice-Président de la CENI a relevé une somme d’observations soulignant que ce rapport a essentiellement énuméré plus d’écueils rencontrés et autres défis auxquels la Centrale électorale étaient confrontés. En éludant les efforts qu’elle a déployés pour mener à bien la mission lui assignée.

« C’est un rapport qui est principalement orienté vers les difficultés et les défis rencontrés et ne souligne pas suffisamment les efforts de la CENI afin de les surmonter. La bonne foi, les réalisations et les innovations de la CENI sont mises à mal. Ce rapport est une liste des ratés qui ne sont toujours pas du fait de la CENI et ne présente aucun élément comparatif des cycles antérieurs afin de souligner les progressions et les régressions. Ce rapport omet sciemment de souligner les innovations (Applications, Centre Bosolo…) mises en œuvre en vue d’améliorer ce cycle électoral. Ce rapport donne l’impression que rien n’a marché pour revenir à la case de départ et faire croire aux différents bailleurs de fonds que le chemin est encore long vers des élections de meilleure qualité. Ce rapport prête à la CENI des pouvoirs qu’elle n’a pas, telle que la sécurisation du processus électoral qui elle dépend du Gouvernement », a indiqué Didi MANARA LINGA.

Non sans avoir précisé que « la CENI a, contrairement à certaines prédictions de mauvais augure, organisé, le 20 décembre 2023, les élections directes combinés du Président de la République, des députés nationaux et provinciaux et ainsi que celles des conseillers communaux dans les chefs-lieux de province. Notons que les élections municipales n’ont jamais plus été organisées depuis près de 37 ans. Celles du 4e cycle ont eu lieu dans un contexte de profonds changements politiques, marqués par la participation pour la première fois des Congolais résidant à l’étranger. Cependant, ces élections ont été organisées malgré les défis persistants de sécurité à l’Est et une augmentation des violences à l’Ouest, notamment avec les déplacements forcés d’électeurs à Kwamouth, dans la province de Maï-Ndombe ».

Faisant part à l’assistance des défis relevés par la CENI qui a élaboré un plan stratégique tenant compte des enseignements des cycles électoraux précédents.

Les principaux défis identifiés comprenaient le financement irrégulier affectant le calendrier, les réformes légales et réglementaires (seuil de recevabilité, mesures incitatives pour la participation des femmes comme candidates, etc) ainsi que les influences externes multiples sur les plans économique, social, politique, logistique, sécuritaire, légal, écologique et technologique. De plus, les conditions climatiques et météorologiques ont également impacté la gestion de ce processus électoral. Malgré un démarrage tardif avec une équipe dirigeante installée 28 mois après la fin du mandat précédent, des retards dans le financement, et des défis logistiques considérables, la CENI a réussi à organiser les élections dans les délais constitutionnels. Elle a travaillé avec rigueur et transparence pour restaurer sa crédibilité, sérieusement compromise lors des cycles précédents, et regagner la confiance des parties prenantes. La CENI a procédé à l’identification et l’enrôlement des électeurs en seulement quatre mois contrairement au cycle passé. Cette prouesse est à saluer et le rapport de la MOE CENCO-ECC a décidé de l’occulter. Certes, la question des cartes défectueuses s’est révélée mais là encore, la CENI a réagi avec promptitude et professionnalisme en octroyant les duplicatas (…) »

Ce rapport est principalement orienté vers les difficultés et les défis rencontrés et ne souligne pas suffisamment les efforts de la CENI pour les surmonter. La bonne foi, les réalisations et les innovations de la CENI sont mises à mal. Ce rapport prête à la CENI des pouvoirs qu’elle n’a pas, tels que la sécurisation du processus électoral, qui dépend du Gouvernement », a déclaré Didi Manara.

« La CENI a travaillé avec rigueur et transparence pour restaurer sa crédibilité et regagner la confiance des parties prenantes. Elle a facilité l’observation de long terme et l’accréditation des observateurs internationaux, renforçant ainsi la transparence du processus électoral », a-t-il ajouté.

Pour l’avenir, Didi Manara a exprimé la conviction que des réformes, axées sur l’amélioration du processus électoral plutôt que sur la conservation du pouvoir, permettront à la RDC d’organiser des élections de meilleure qualité en 2028.

En réponse, Monseigneur Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO, a formulé plusieurs recommandations aux institutions de la RDC pour éviter les erreurs du passé et améliorer le processus électoral.

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